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Subject: caravane a Ceuta (4-6 novembre 2005) Newsgroups: gmane.politics.activism.zpajol Date: 2005-12-06 13:55:09 GMT (2 years, 23 weeks, 4 hours and 26 minutes ago) compte-rendu aussi tardif qu'enthousiaste Des groupes, des associations, des centres sociaux espagnols ont décidé mi-octobre 2005 d'organiser une caravane à Ceuta (texte d'appel en fin de message) pour réagir contre les morts (au moins 11) de migrants à Ceuta et Melilla début octobre, la militarisation des enclaves (l'Espagne envoie 15.000 soldats), les expulsions (par le Maroc et par l'Espagne), le régime européen de frontières qui bafoue la liberté de circulation. Départ en car le vendredi 4 novembre de plusieurs villes vers Algésiras, ferry Algésiras-Ceuta le 5, retour Algésiras le 6 500 personnes ont participé au défilé, qui est allé du port de Ceuta à la clôture, avec dépôt d'un bouquet de fleurs en hommage aux morts, puis s'est dirigé vers le CETI, centre semi-ouvert où se trouvent les étrangers qui ont réussi à entrer dans l'enclave de Ceuta. Nous avons passé la nuit à proximité, une centaine de migrants sont sortis discuter avec nous (Bengalis, Pakistanais, Algériens, Africains de plusieurs pays sub-sahariens, Latino-américains) Le lendemain cortège vers le siège en ville de la délégation du gouvernement espagnol à Ceuta. Une délégation de 5 personnes a été reçue par les officiels, pour marquer deux des revendications de la caravane : régularisation de tous les étrangers présents dans les deux enclaves de Ceuta et Melilla, commission d'enquête sur les agissements de l'armée espagnole. Les autres revendications étaient : fermeture des centres d'internement pour étrangers et régularisation de tous les immigrés qui vivent et travaillent en Europe, retrait immédiat de l'armée espagnole, arrêt des politiques européennes d'externalisation, arrêt de la construction de camps dans les pays de transit et du rapatriment des migrants vers les pays tiers, acceptation de toutes les demandes d'asile présentées depuis les morts de Ceuta et Melilla, application par les gouvernements espagnol et marocain. carte du parcours à <http://images.indymedia.org/imc/estrecho/image/6/large/mapa_caravana_0611_updated.jpg> Les médias espagnols (tant locaux que nationaux), presse, radios, télés, étaient présents et ont relayé Pour éviter tout conflit à l'intérieur de la caravane, les espagnols ont décidé que ce serait une initiative "citoyenne", c'est-à-dire sans liste de groupes organisateurs. C'est à mon avis l'une des raisons du succès de l'initiative, une autre raison étant que le texte de l'appel a été débattu au niveau local, pour impliquer le maximum de gens possible, et pas seulement ceux qui traditionnellement sont actif avec les migrants. Cette tradition de débat local, fonctionnant avec des contre-enquêtes et s'appuyant sur des centres sociaux, est très vivace en Espagne et en Italie De nombreux groupes et centres sociaux ont pris part au débat sur l'organisation et la rédaction du texte d'appel (les uns du fait de l'implication de certains de leurs membres, d'autres de par une décision du groupe lui-même). Les participants venaient de Madrid, Barcelone, Málaga, Séville, La Corogne, Saint-Jacques de Compostellle, Grenade, Pampelune, Naples, Padoue, Hambourg, Stockholm, Paris, Toulouse Compte-rendus, images, itw, dans plusieurs langues, sur <http://estrecho.indymedia.org/> en français : <http://estrecho.indymedia.org/newswire/display/16813/index.php> I. <http://article.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol/16464/match=caravane> From: Elise <lelie_v@...> Subject: Caravane européenne contre la «frontière de la mort» Newsgroups: gmane.politics.activism.zpajol Date: 2005-10-29 11:02:22 GMT (5 weeks, 3 days, 2 hours and 27 minutes ago) Caravane européenne contre la frontière. La caravane européenne contre la «frontière de la mort» arrivera les 4, 5 et 6 novembre prochain à Ceuta. --- APPEL EUROPEEN Non aux barbelés de Ceuta et Melilla. Pour une caravane européenne contre la frontière : No-one is illegal. Les 4, 5 et 6 novembre 2005. Le fait que des gens meurent aux frontières n'a malheureusement rien de nouveau. Cela correspond à une actualité récente à la frontière sud de l'Europe, qui sépare l'Espagne du Maroc. Il suffit de comptabiliser la quantité de débris de Pateras trouvés à la dérive à longueur d'années. Les expulsions fréquentes et illégales, dans le désert d'Algérie et ailleurs, de personnes qui nont pu déposer une demande dasile ou dont la demande d'asile n'a jamais été examinée, ne datent pas non plus d'hier. Il n'est pas non plus nouveau que des gens essayent de traverser les frontières. De fait, plus qu'une barrière infranchissable, les frontières fonctionnent comme une digue, avec son système complexe d'écluses, qui détermine qui peut passer et comment, en échange de quoi et à quel prix. Franchir la frontière qui sépare Ceuta et Melilla du territoire marocain est depuis longtemps une manière d'entrer en Europe, surtout pour ceux qui ne peuvent soffrir un visa falsifié, une traversée en Patera ou la complicité de la garde civile espagnole. Quy a-t-il donc de différent dans les images qui nous parviennent ces dernières longues semaines depuis Ceuta et Melilla ? La brutalité du régime des frontières a changé : pour la première fois, les forces de sécurité (peu importe sous quel drapeau) ont tiré pour tuer ceux qui essayaient de traverser la frontière. Pour la première fois, les expulsions ont eu lieu dans des parties du désert éloignées de toute population et, par conséquent, de tout approvisionnement en eau et en nourriture. Le nombre de personnes cherchant à passer la frontière a également changé. Peut-être que le contrôle du Détroit de Gibraltar par le Système Intégral de Surveillance Extérieure (SIVE) oblige à trouver des routes alternatives ? Peut-être que la montée des prix perçus par les réseaux de contrebandiers contraint à prendre la route des enclaves de Ceuta et Melilla ? C'est peut-être aussi une manière d'éviter les risques que suppose remettre son destin aux main des mafias ? Ou le résultat de l'augmentation de la coopération policière entre l'Espagne et le Maroc et donc l'intensification de la pression des autorités marocaines sur ceux qui transitent par le Maroc dans leurs migrations vers le nord ? Tous ces éléments nous obligent à nous interroger sur les motifs pour lesquels cette frontière Sud est la plus militarisée des frontières européennes. Mais au-delà de ces questions, quelque chose de différent vient de se produire : au fur et à mesure que les images sont entrées dans notre espace quotidien, à travers la télévision et la radio, il nous a été toujours plus insupportable de les voir. Dans différents endroits d'Europe, on a appelé à manifester pour dire «Non» : non aux meurtres, non aux expulsions-homicides, non aux coups, aux vexations, non à la militarisation des frontières. Groupes et espaces sociaux auto-organisés, citoyens en Europe nés ici et ailleurs, associations de voisins, assemblées et forums d'immigrants avons décidé depuis différents points d'Europe de nous joindre en une caravane jusqu'à la frontière de Ceuta pour que notre «Non» soit entendu haut et fort. Notre «Non», cest un non à cette frontière de la mort devenue lieu d'un crime perpétré au nom des démocraties européennes. Cest un non à cette «frontière de la mort», symbole d'un régime de frontières fait de barrières physiques et de zones de surveillance toujours plus militarisées et dun système juridique qui crée des citoyens de première et de seconde catégorie (et aussi des "non-citoyens"), en produisant de véritables apartheids sociaux et imprégnant chacun de la peur de l'autre. Ainsi, nous invitons tous les hommes et les femmes des différents pays européens à se joindre à ce voyage. Aujourd'hui plus que jamais, face à la barbarie et contre la multiplication des barrières et des systèmes d'inclusion et dexclusion dans cette Europe, nous devons dire, collectivement, que les murs de barbelés construits à Ceuta et Melilla et tout ce qu'ils symbolisent, ne se feront pas en notre nom. Par cette caravane et ce voyage rassemblant des individus de lEurope entière, nous voulons ainsi produire une alliance avec ceux qui essayent de défendre leur droit à l'existence - qui est aussi le nôtre - dans un monde meilleur. <http://estrecho.indymedia.org/> _____________________________________________ ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers * abonnement/desabonnement via le web a <http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/zpajol/> * abonnement par mail : ecrire a zpajol-on@... * desabonnement par mail : ecrire a zpajol-off@... * archives : <http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol> |
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